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LE PRÉSIDENT DE LA CSQ RAPPELLE À LA MINISTRE QUE LE QUÉBEC N'EST PAS UNE RÉPUBLIQUE DE BANANES

Montréal, le 1er juin 2007 - Le président de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), M. Réjean Parent, est renversé de constater avec quelle désinvolture la ministre des Finances et présidente du Conseil du trésor, Mme Monique Jérôme-Forget, traite la décision du Bureau international du travail (BIT) qui a condamné sévèrement le gouvernement Charest pour l'adoption du projet de loi 142 tout en lui recommandant de revoir les sanctions excessives contenues dans ce projet de loi devenu la loi 43.

Le président de la CSQ réagit ainsi aux commentaires formulés ce matin à l'Assemblée nationale par Mme Jérôme-Forget, qui était interrogée sur les intentions du gouvernement Charest quant à la décision rendue par le BIT.

« La ministre des Finances et présidente du Conseil du trésor demeure fidèle à elle-même et n'a rien perdu de l'arrogance avec laquelle elle a traité l'ensemble des travailleuses et des travailleurs du secteur public lors des dernières négociations. Le Québec est sévèrement blâmé pour ne pas avoir respecté des principes reconnus par l'ONU touchant la liberté syndicale et la protection du droit syndical, de même que le droit d'organisation et de négociation collective. Pourtant, Monique Jérôme-Forget rejette ces plaintes du revers de la main comme si le Québec n'était qu'une simple république de bananes dirigée par un gouvernement qui n'a que faire des conventions internationales et de sa réputation », commente M. Réjean Parent.

Une ministre qui joue avec les demi-vérités

Le président de la CSQ, une centrale qui représente plus de 175 000 travailleuses et travailleurs du secteur public, précise de plus que la raison invoquée par la ministre pour ne pas tenir compte des recommandations du BIT est un faux-fuyant qui ne tient pas la route.

« Monique Jérôme-Forget s'abrite derrière le fait que le Canada n'a pas entériné le volet des conventions internationales qui touche précisément la question de la négociation. L'excuse est très faible et la ministre semble ignorer que même si le Canada n'a pas entériné ce volet, il a quand même endossé en 1998 la Déclaration de l'Organisation internationale du travail (OIT) relative aux principes et droits fondamentaux au travail et son suivi, dans laquelle étaient rappelées les obligations justement inscrites dans le volet non entériné par le Canada. En adhérant à cette déclaration, le Canada s'est donc engagé clairement à respecter les principes contenus dans le volet non entériné, ce que devrait savoir Mme Monique Jérôme-Forget », dénonce M. Réjean Parent.

Une attitude irresponsable

D'autre part, le dirigeant syndical n'en revient pas avec quelle légèreté l'influente ministre du gouvernement Charest se comporte lorsque la réputation internationale du Québec est entachée sérieusement touchant son respect des valeurs démocratiques qui doivent animer une société moderne.

« Un gouvernement qui se respecte devrait aspirer à faire du Québec un modèle de démocratie aux yeux du monde. Monique Jérôme-Forget ne trouve pas mieux que de justifier le caractère antidémocratique de la loi 43 par le fait que c'est pire ailleurs. C'est une attitude irresponsable qui démontre bien que le gouvernement Charest est incapable de se repentir de son arrogance, même lorsque c'est une institution internationale qui relève de l'ONU qui lui remet en plein visage », déplore le président de la CSQ.

Intensification des pressions sur les élus à l'Assemblée nationale

En terminant le président de la CSQ soutient que la CSQ, en partenariat avec les organisations syndicales membres du Secrétariat intersyndical des services publics (SISP), ne renoncera pas à faire pression sur les élus qui siègent à l'Assemblée nationale pour forcer ce gouvernement minoritaire à rendre justice aux travailleuses et aux travailleurs du secteur public, qui ont été traités très durement lors des dernières négociations, alors qu'aucun événement ne le justifiait.

Profil de la CSQ

La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) représente plus de 175 000 membres, dont 120 000 dans le secteur public, la grande majorité travaillant dans le domaine de l'éducation. Elle est présente dans les secteurs de la santé et des services sociaux, des services de garde, des loisirs, de la culture, du communautaire et des communications.


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Source :

Claude Girard
Agent d'information CSQ

Renseignements :

Marjolaine Perreault
Attachée de presse CSQ
Cell. : 514 235-5082

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